Projet geothermique d’Arta : vers une exploitation du site Qiqleh

L’office djiboutien pour le développement de l’énergie Géothermique (ODDEG) a organisé jeudi 4 avril dernier dans la salle de conférence de son siège, sis au PK 20, un atelier de vulgarisation des résultats de la première phase des études d’exploitation du projet géothermique du site de Qiqleh dans la région d’Arta. L’événement à réuni sur place des cadres de l’ODDEG dont le directeur général, Dr. Kayad Moussa Ahmed, le conseiller technique du ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Environnement, Abdoulkader Oudoum, le préfet et le président du conseil régional d’Arta, en l’occurrence Abdillahi Darar Okieh et Elmi Bouh Goudadeh, des parlementaires issus de la région, des représentants de différentes couches des communautés d’Arta et de Weah.

 

 

La République de Djibouti, qui possède un fort potentiel géothermique, est sur le point d’utiliser ses propres ressources pour atteindre son objectif qui est de devenir le premier pays africain à utiliser 100% d’énergie verte à l’horizon 2035.

Pour y parvenir, le gouvernement à travers l’office djiboutien pour le développement de l’énergie géothermique (ODDEG), multiple les recherches et les forages, avec le soutien financier de la communauté internationale. Après le lancement des travaux de forage des premiers puits géothermiques à Fialé, (localité entre le Goubet et le Lac Assal) par le Président de la République, Ismaïl Omar Guelleh en juillet 2018, les cadres de l’ODDEG se sont tournés vers des fumeroles de la région d’Arta où ils ont mené des études de faisabilité depuis un an sur le site de ‘‘Qiqleh’’.

Vulgariser les résultats de la première phase de ces études à toutes les parties prenantes rencontrées dans le cadre du projet s’avère donc nécessaire aux cadres de l’ODDEG, pour prendre en compte les principales attentes, lors du développement de la deuxième phase du projet qui consiste en l’exploration des puits géothermique de ce site.

C’est du moins le but de l’atelier organisé par l’ODDEG, jeudi dernier en son siège, sis au PK20. L’événement y a réuni les cadres de l’ODDEG dont le directeur général, Dr. Kayad Moussa Ahmed, le conseiller technique du ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Environnement, Abdoulkader Oudoum, le préfet et le président du conseil régional d’Arta, en l’occurrence Abdillahi Darar Okieh et Elmi Bouh Goudadeh, des parlementaires issus de la région, des notables coutumiers, des jeunes, et des porte-voix d’associations féminines des communautés d’Arta et Weah.

Après la lecture d’un verset du Saint Coran suivi d’un mot de bienvenue, le préfet de la région d’Arta, Abdillahi Darar Okieh, a souligné que la géothermie est le volet principal des ressources énergétiques de notre pays.

«Pour la région d’Arta, le site de Qiqleh sera l’un des plus porteurs en matière d’énergie renouvelable pour le développement de l’économie locale ainsi que les créations d’emplois», a-t-il déclaré. Il n’a pas manqué de signaler aux cadres de l’ODDEG que l’accès de ce site sera difficile pour le transport des matériels.

«Il sera donc souhaitable d’aménager une piste dans les vallées escarpées d’Arta pour faciliter son accès aux véhicules. Les nomades vivants aux alentours de Qiqleh et les touristes qui se rendent sur la plage d’Arta profiteront aussi de cette piste», a ajouté le préfet Abdillahi Darar Okieh.

Pour le président du conseil régional Elmi Bouh Goudadeh, ce projet explique assez les efforts que le gouvernement a déployés ces dernières années afin de démocratiser l’accès du plus grand nombre de djiboutiens à une électricité à un prix abordable.

Pour sa part, le directeur général de l’ODDEG, Kayad Moussa Ahmed, a indiqué que ce projet de développement de l’énergie géothermique visant à améliorer la qualité de vie de la population djiboutienne est financé par l’Union Africaine.

«Le fonds alloué au projet est de 1,2 million de dollars américains dont 80% provient du Géothermal Risk Mitigation Facility (GRMF) et 20% provient du Gouvernement de la République de Djibouti. Ces financements ont permis de couvrir les études de surfaces du projet», a-t-il dit en substance.

Par la suite, le chef du département de géoscience de l’ODDEG, Dr. Hassan Mohamed Magareh, et la cheffe de ce projet Ayan Ahmed Sougueh ont successivement présenté le projet géothermique du site de Qiqleh ainsi que son impact sur l’environnement social.

«Aujourd’hui, nous venons de finaliser la 1ère phase de l’étude d’exploration du projet géothermique de Qiqleh de la région d’Arta. L’objectif principal de cet atelier était donc de sensibiliser les représentants de la population locale, pour leur expliquer un peu les résultats obtenus lors de cette première phase, mais aussi de discuter avec eux sur les moyens qui seront mobilisés pour la seconde phase et un peu de leurs besoins. Ce projet est financé par l’Union africaine. L’ODDEG a aussi mobilisé des financements extérieurs sous forme de dons. En effet, l’Union Africaine a mis en place un concours. Et l’équipe de l’ODDEG qui a élaboré ce projet a soumis à l’UA des études de faisabilité claires et convaincantes qui ont permis à la République de Djibouti d’être sélectionnée. Nous avons donc ainsi gagné ce concours et c’est pour cette raison que nous avons signé la convention de l’accord du don avec l’UA. Je voudrais profiter de cette occasion pour féliciter toute l’équipe de l’ODDEG, dont la cheffe du projet Ayan Ahmed Sougueh, qui a vraiment travaillé d’arrache-pied pour la réalisation de ce projet et qui nous a montré sa détermination pour sa mise en place et son exécution. Nous avons rendu le rapport dans les délais impartis. Djibouti est le 1ier pays qui ait pu bénéficier de ce financement. C’est donc un honneur pour l’ODDEG»
«Pour compléter l’étude à Arta, c’est la première fois que nous avons reçu un fond pour développer ce site là qui était vierge. Il n’y avait pas eu d’études antérieures. Les travaux d’exploration, de reconnaissance et des études de préfaisabilité et de faisabilité visant au développement industriel des ressources géothermiques ont duré 15 mois. Nous avons passé 6 mois sur le terrain pour réaliser une étude pluridisciplinaire du prospect, dont les composantes sont: une étude de géologie, de géochimie, de géophysique, d’ingénierie de réservoir et de forage ainsi qu’une étude socio-environnementale. Nous avons ciblé trois points de forage d’après l’interprétation des résultats. Des résultats qui ont démontré que le réservoir se trouve à une profondeur de 2000m avec une capacité de 18MW. D’ailleurs, dans le cadre de la collecte de données du terrain, nous avons engagé des personnes habitant à Arta ville, Weah et les pêcheurs d’Arta. Nous avons recruté un effectif de 45 personnes afin de donner en retour les bénéfices de la société à la communauté et améliorer l’image bienveillante de l’ODDEG. De plus, une équipe en charge de la gestion du projet de l’ODDEG a consulté durant plus d’une année les principales autorités administratives impliquées dans la zone d’intervention du projet, les structures étatiques ainsi que les communautés civiles afin de comprendre les besoins de ces communautés et d’identifier les moyens d’engagements. Le projet fait partie d’un programme de développement de l’énergie géothermique visant à améliorer la qualité de vie de la population djiboutienne en améliorant son accès à l’énergie électrique à travers le développement des énergies renouvelables à Djibouti». Mme Ayan Ahmed Suge, Chef de projet Arta
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